mardi 19 octobre 2010

Des trucs de l'Olvig

Aujourd'hui, deux vieux trucs que je n'ai pas encore mis pas ici mais que je décide de mettre aujourd'hui... V'là des affiches pour La Comédie du langage, de Jean Tardieu, montée par ma troupe de théâtre, "Les Feux, faut les..?". C'est moi qui me suis occupé de ces deux affiches... avec mes petits doigts potelés. Tout en collages de papiers, à l'ancienne. Tout en ludique. Tout en coloré.

Mon premier Grigri de Sophie !

Aujourd'hui, petit retour sur un de mes articles.
Avant l'été, j'avais parlé de mon amie Dame Sophie, créatrice de Grigris en tous genres pour lesquels je suis toujours enthousiaste et sous le charme. J'avais aussi dit que j'avais passé commande de mon premier Grigri à moi perso... C'est aujourd'hui chose faite.



Ayant une obsession pour Michel Petrucciani sur lequel j'ai écris une pièce encore non jouée et non publiée, ce petit cadeau de cette adorable personne qu'est Sophie devait être un accessoire pour la première production de ce spectacle qui, pour le moment, est mise en stand by. Il n'empèche que ce grigri me touche beaucoup et que j'en suis vraiment très content.

Merci, M'dame Lepetit, pour ce très joli cadeau.

vendredi 15 octobre 2010

Polaroïd #03 - Les Transports en commun (Création de l'Olvig)

Par moment, on a envie de raconter des histoires, juste pour le plaisir de présenter les gens de sa tête au monde ou juste pour parler de ces petits moments de grâce qu'amène la vie... Dans la série de mes petits "Polaroïds Littéraires", voici la petite aventure du quotidien de Romuald, chauffeur de bus de son état, rêveur à ses heures perdues...

tilidom file storage  

Vous pouvez également, si vous préférez, télécharger gratuitement le texte en cliquant sur le lien ci-dessous afin que vous puissiez vous en faire votre propre lecture.

Polaroïd #03 - Les Transports en commun - texte.pdf

Joyeuse écoute ou heureuse lecture, les gens !

P.S.: Le petit fond musical est de Frédéric Chopin... et c'est ma trogne, le lecteur, of course !

jeudi 14 octobre 2010

Dans le petit monde de l'Olvig - La Compagnie "Les Feux, faut les...?"

Je n'en ai pas vraiment parlé par ici, jusqu'à maintenant, mais il m'arrive de faire le trublion sur des scènes théâtrales. Et pour cela, je m'entoure (quasiment toujours) d'une joyeuse bande de jobars, les "Feux, faut les...?".

Drôle de nom me direz-vous ! Ben, ouaip ! Drôle de nom ! Je ne saurai même pas vous expliquer pourquoi nous nous sommes affublés de ce patronyme.. peut-être juste parce qu'on a trouve ça amusant, marquant... un peu idiot aussi, je ne le cacherai pas.

Cette troupe est née il y a maintenant près de 5 ans. Au début, nous n'étions que quatre types qui aimaient le théâtre pour l'avoir pratiqué aux Ateliers du CROUS de l'Université de Reims. Des ateliers ouverts autant aux étudiants qu'aux non-étudiants (du moins, à l'époque, je ne sais pas si c'est encore le cas aujourd'hui) dirigés (toujours à l'époque) par Madame Christine Berg, grand nom du Théâtre Champardennais.
Ces quatre types sont Mathieu Routier (alias Benny Kravate), metteur en scène de la troupe et assistant régisseur ; Mathieu Krawiec (alias Avéqu1té ou A.V.q1T. ou Avé Quinté... on n'a pas vraiment décidé de l'orthographe), trésorier de la compagnie et grand philosophe de nature ; Johann Herbin (alias Le Herbouin), secrétaire adjoint et acteur de génie comme on en croise peu ; et ma pomme, Olivier Vignot (alias Olvig "le magnifique"), secrétaire et comédienounet...

A cette troupe s'est ajouté Thomas Babenko (alias Baben), figurant officiel de la compagnie et arrangeur de vie des grands jours.
A nous 5, nous avons monté un premier spectacle : Un jeune homme pressé d'Eugène Labiche, dans une mise en scène sans temps mort, survitaminée...

Puis des éléments féminins se sont imicés parmi nous, pour notre grand plaisir : Floricia Landes (alias Flo), trésorière adjointe et grands yeux charmeurs de la troupe, et Marie Blanchardon (alias Marie... oui, là, on a bloqué !), assistante en tout genre et sourire pétillant sur deux pattes. Pour compléter ça, vous mettez une grosse poignée de Nicolas Hudela (alias Conan le barbare), une pincée de LNA et autres mélodies sifflortantes et vous obtenez la recette d'un groupe de dingo qui font du spectacle tarabiscoté sur fond de classique, de l'absurde flirtant avec Joe Dassin... bref, du n'imp qui s'évertue à faire du bien sympa qui se prend pas la tronche et qui amuse la galerie.
Ce qui a donné lieu à un second spectacle, une adaptation de La Comédie du langage de Jean Tardieu.

Nous bossons pas mal en ce moment, mais nous ne sommes pas encore sur scène... Bah, oui ! une troupe (surtout lorsqu'elle est amateur) ça répète avant de se lancer sur scène... Du coup, pas grande actualité, faut bien le dire mais j'avais envie de vous présenter ces gens qui tournicotent autour de moi et qui font que je réalise un peu de rêve de temps à autres.

Pour vous montrer un peu le dahouah que c'est, voici une petite vidéo de ce qui a été notre dernier spectacle au Festival des Aquatintiennes (à Tinqueux, près de Reims) le 25 juin dernier.

Enjoy, les gens !

P.S. : Je vous reparlerai des "Feux, faut les...?" quand y aura du nouveau... Restez à l'écoute !

lundi 4 octobre 2010

L'Olvig fait sa pub !

Je ne fais pas spécialement ce blog pour ça, mais après tout ! Zut !



Voilà deux petites vidéos faites par mes soins. Alors c'est pas du Spielberg mais c'est une bonne introduction à mon premier livre, Les Délétères, recueil de nouvelles. Dix histoires à l'humour noir qui fait rire jaune.
Il est précommandable via le site de mon éditeur mais il est aussi demandable gentiment auprès de son charmant libraire ou de sa jolie bouquiniste... Suffit de le leur faire commander...



Il sera bientôt mis en vente sur le site de la FNAC... Puis dans ma région, ça va arriver progressivement un peu partout...
Croisons les doigts.

Bon visionnage !

mercredi 29 septembre 2010

Les pieds dans l'Olvig 08 – L'Île des esclaves par Ici et maintenant théâtre

Ce soir, je me suis fait ma rentrée théâtrale. Comme en début de saison je n'aime pas être trop chahuté, je suis allé voir un bon vieux Marivaux joué par des gens que je connais, histoire que le terrain me paraisse familier et que je me sente à mon aise... Incrédule que j'étais !

La Compagnie Ici et maintenant théâtre, je la connais parce que je connais plusieurs de ses membres et parce que j'ai vu plusieurs de leurs spectacle. Cette compagnie chalonnaise est dirigée avec talent par Christine Berg, grand nom de la scène culturelle champenoise, et a décidée nous présenter au Conservatoire de Reims (mais c'est aussi un des spectacles qui représentaient la région cet été en Avignon) une nouvelle adaptation de l'Île des esclaves de Marivaux, donc.

Servi par une distribution juste et efficace : un Pascal Adam plutôt bon en maître de cérémonie, un Vincent Parrot tout en chaloupements et en énergie joviale, un Laurent Nouzille joliment paré de sobriété et d'élégance, une Mélanie Faye en retenue charmante et, la plus belle des révélations, une Gisèle Torterolo dotée d'une force, d'une virtuosité et d'une justesse... admirables ; monté autour d'une scénographie curieuse mais qui impose une vraie interprétation de l'univers de l'auteur (des îlots se mouvant au besoin de chaque scène... Quatre îlots, quatre identités fortes, quatre solitudes ?) ; rythmé par une musique qui tient le spectateur en éveil et une lumière tenant un vrai rôle dans la narration ; c'est un spectacle vraiment agréable à suivre que cette Île...

Là où se pose la petite gène, c'est que c'est une pièce étrange pour un Marivaux. Dans cette histoire de travestissement des maîtres en servants et des serviteurs en petits chefs, point de "marivaudage", pas mal de critique du pouvoir, un peu de morale mais aussi un joli lot de pessimisme sur le monde. La pièce est ce qu'elle est, c'est sans surprise pour quiconque à étudié le dramaturge du XVIIIème au lycée. Mais l'interprétation, les choix qui ont été faits dans la mise en scène sont plutôt sombres. Apparemment, aucune issue pour quelque personnage que soit, nul salut pour personne quelque soit sa place dans le monde. Les soubrettes resteront des soubrettes, les dirigeants garderont leur place et quoi qu'on fasse, on ne peut changer cela. Notre place demeurera celle que le destin et la société nous ont donné. Je trouve ça plutôt triste. Peut-être trop réaliste pour le gosse rêveur que je suis encore un peu.

Force est de constater que Marivaux a encore fait mouche. Deux siècles et demi après, son œuvre fait encore réagir, réfléchir et n'a pas uniquement pour but de divertir. Christine Berg a peut-être tout compris, en fait : le texte se suffit à lui même pour le bouillonnement des méninges, reste à fabriquer du spectacle autour de la philosophie, et c'est ce qu'elle a fait.

Sincèrement, n'hésitez pas à aller voir ce spectacle au Conservatoire de Reims jusqu'au 1er octobre (c'est complet niveau réservation, mais n'hésitez pas à vous présentez à la billetterie, au cas où il y aurait des désistements, j'ai pu le voir comme ça, ce soir, perso !) ou encore dans d'autres salles de la région. Vous y passerez un moment plus qu'intéressant.

P.S. : Comme je n'ai pas trouvé de lien concernant les autres dates, je me permets de vous les mettre, rapido, à la discrète...
19/10/10 – Saint-André-les-Vergers (10) ; 7/12/10 – Langres (52) ; 09 et 10/12/10 – Troyes ; 16/12/10 – Charleville-Mézières (08) ; 17 et 18/12/10 – Rethel (08) ; 21/01/11 – Vrigne-aux-bois (08) ; 05 et 06/04/11 – Chaumont (52) ; du 12 au 15/04/11 – Clermont-Ferrand (63) ; 06/05/11 – Revin (08).
Pour plus d'infos, contactez la compagnie (vus trouverez des liens ici)

jeudi 23 septembre 2010

L'Olvig's addictions ! - Charles Bukowski


Il est difficile pour moi de parler des personnes que j'admire du plus profond de mon cœur sans paraître cucul la praloche. Il y a des personnes dont je ne parlerai probablement jamais dans ce blog parce que je les aime trop, parce que ils ont fait de moi la personne que je suis aujourd'hui, parce que mettre des mots sur ce que je ressens pour eux paraîtrait d'une vacuité si énorme que cela en deviendrai ridicule, inutile... tiendrai du néant. Malgré tout, j'ai envie de m'évertuer à le faire pour ce sale type ! J'ai envie de mettre un peu de tripailles sur ce mur virtuel, envie d'être dégueulasse tout en écrivant une lettre d'amour. Faire un peu comme lui, finalement... la poésie virtuose en moins.

Parler de Charles Bukowski autrement que pour dire son amour pour lui ou pour vomir son dégoût à son égard s'avèrerait certainement peu constructif, si tant est qu'on puisse trouver un intérêt quelconque à donner son opinion sur un auteur mort de cette envergure. En faire une critique serait déplacé et rebattu. En faire l'éloge serait très certainement convenu. Quoi qu'on fasse, talking about Bukowski est voué à être un coup d'épée dans l'eau, un hurlement au fond d'une chaussure. Tout le monde va s'en foutre, c'est la raison pour laquelle cela me paraît indispensable.

Parler de Bukowski, c'est vital pour que je me fasse comprendre un tout petit peu. Ma vie a changé, radicalement, dés lors que je l'ai découvert , dés lors que j'ai posé mes yeux sur la première ligne de "Solitude", la première nouvelle de son recueil, Au Sud de nulle part. L'art de Bukowski s'est intégré à ma vie, s'est infiltré en moi, s'est greffé à mon existence. Je l'ai constaté récemment... ou plutôt, on me l'a fait remarqué, il y a peu : il y a eu un avant et un après Bukowski.

Parler de Bukowski est un acte de foi et de folie. Je n'ai pas lu toute son Œuvre, je ne connais pas toute sa vie et, malgré tout, lui et la beauté crade de sa plume sont des choses aux quelles je crois comme d'autres croient en Dieu. Je tiens en dévotion sa langue et son esprit. Presque je voue un culte impie à toute représentation de lui. Je n'applique pas ces préceptes mais sa misérable pratique d'une certaine forme d'hédonisme me touche profondément.

Bukowski, je le considère comme un maître, un père de lettres, un modèle (à ne pas suivre). Sa poésie, c'est du blues sur papier. Ses nouvelles, ce sont des fragments d'un miroir fraîchement brisé dont on ne redoute pas la guigne. Ses romans, ce sont des coups de poings en pleine gueule qui nous apprennent à apprécier le goût du sang comme le parfum de sueur et de foutre mêlés.

Je l'aime parce qu'il a su imposé un style reconnaissable entre tous. Je l'aime parce que ce type avait un culot que je n'aurai jamais. Je l'aime parce que son écriture ne peut pas laisser indifférent. Je l'aime parce qu'il assumait son alcoolisme, l'image qu'il offrait au monde d'un homme pervers, répugnant... dramatiquement américain. Je l'aime parce que qu'il arrive toujours à mettre du doré sur du trashouille, du joli sur de l'affreux, du poétique dans du réel. Ce mec est le seul à être parvenu à me faire voir du beau là où le monde y voit de l'immondice !

Hey ! Hank ! Mister Chinaski ! I'm not a fucking fag but let me tell you... I love you.
J'espère qu'au fin fond de ton coin de tombeau, beau salopard, tu te rends compte que tu as laissé un trace plus coriace que celle d'un étron sur la faïence immaculée... que ça ressemblerait plus à une putain de cicatrice qui donne un côté délicatement viril à ma face de bonhomme.