mercredi 21 septembre 2011

Un texte raté sur scène mérite-t-il d'être publié ?

Ben, je vous laisse juge !


Soit en version audio sur ce lien : 


http://soundcloud.com/olivier-vignot/slam-sous-produit-culturel/s-K0vXS


soit en version toutes lettres :



Sous-produit culturel



Appelez moi Coca Zero ou Cola Light
Ou bien le bidon, le substitut ou l'ersatz !
Que les gens intelligibles et culturés s'en aillent
Ailleurs, parce que le slam paraît qu'ça colle au pattes !
Qu'ça pue l'asvalt et le mauvais butter of peanuts !
Qu'ça sent plus la glace vanille Lidl que le Ben & Nuts !

Paraît que faire c'que je fais, c'est me diminuer
Que j'devrais faire l'intello, le bien lettré,
Pas cette sorte de prédigéré babillage
Pas cette surgeléité micro-ondéisable
Non ! Non ! Non ! L'Olvig c'est un pur artiste, un sage !
Doit pas se transformer en écritureur de trucs jetables !

Je suis un produit manufacturé !
Emballé, étiqueté, prêt à consommer
Une vie idiote de taré industrialisé
Puis jeté au sein d'un monde commercialisé
Enfin... bien vite oublié !

Ladies and Gentlemen ! Please, call me Diet Coke !
Ca m'évitera p't-être de jouer les coqs,
Qu'on émascule à coup de pied dans la cock...
Le genre qui plus jamais n'éjaculera qu'd'un relan de voix rauque !
Ou alors sûrement qu'au fond c'est ça que je réclame
Bêtement me vendre, me hard-discounter l'âme !

Car du goût et même de la classe, j'en manque bien plus
Qu'on ne peut le croire au fond de son crâne tout tordu.
Car j'ai rien contre l'idée de te fragranciser l'anus,
Ou que tu m'affiches qu'tu m'achalandes chez Super U.
Générique moi la médecine, si tu le souhaites...
Promotionne moi l'existence d'un shoot... en pleine tête !

Je suis un produit manufacturé !
Emballé, étiqueté, prêt à consommer
Une vie idiote de taré industrialisé
Puis jeté au sein d'un monde commercialisé
Enfin... bien vite oublié !

Je suis prêt à assumer que mon image ne soit que fumée,
Prêt à me consumer pour finir en poudre blanche à ton nez,
Qu'on ne rêve que d' s'injecter vingt grammes d'Olvig pour s'éviter l'HP...
A regarder de prêt... l'Epicurisme on s'y fait chier !
Le plaisir moi, je le recherche, je ne l'attends pas !
L'Edonisme, y a pas à dire, c'est vachement mieux pour ça !

Alors oubliez trois minutes vos contrariétés, citoyens !
Et mondialisez moi le blase !
Pour deux kilos d'Olvig achetés, vous gagnez cent grammes d'emphase !
L'Olvig, vous le subissez, parce que vous le voulez bien ! (avec l'accent Loréal)
Parce qu'après tout, ce qu'on s'acharne à faire ici
C'est juste déballer sur la table nos tripes ou nos conneries
Rien d'autre que de nous vider la carcasse
Puis finalement l'Olvig ça passe ou bien ça casse ! (avec l'accent Carglass)

Je suis un produit manufacturé !
Emballé, étiqueté, prêt à consommer
Une vie idiote de taré industrialisé
Puis jeté au sein d'un monde commercialisé
Et pourquoi pas ?... Pas si vite oublié !

jeudi 8 septembre 2011

La Faute à Michel... bientôt sur scène !

Et oui, voilà le pourquoi de mon silence depuis quelques temps...


La Faute à Michel, la bande-annonce par OlvigZeGreat

et puis il y a ça aussi !



Je suis en préparation de mon premier spectacle en solo et travaille un peu pour ce site... du coup je peine un peu à trouver le temps pour d'autres choses...
Mais je reviendrai dés que possible pour d'autres histoires...

jeudi 21 juillet 2011

Dans le petit monde de l'Olvig : Velours Asso

Aujourd'hui, j'ai envie de vous accrocher les mirettes et les esgourdes à une asso montée dans le but de promouvoir deux groupes qui méritent sincèrement de se faire connaître et qui, selon moi, vont passer un coup de poliche sur le blason déjà pas mal doré de la scène musicale Made in Reims ! Les groupes, ce sont Meltin' et This is not Hollywood... et ceux qui s'occupent de tout ce beau monde se regroupent dans l'Asso Velours.

J'avais déjà parlé du groupe Meltin' il y a quelques mois, suite au lancement de leur album, Molécule, lors d'une soirée spéciale au cœur d'un MJC rémoise. J'avais été bluffé par le professionnalisme de ces jeunes mecs et je me demandais ce que pouvais donner cette mixture de talent en la passant du tube à essai au bocal ! Quelques mois sont passés, ils ont fait leur chemin et voilà que je les retrouve en première partie d'un groupe de renommée mondiale, Groundation, tribute to Bob Marley, dans la grand salle de la Cartonnerie. Surpris du monde qui s'y était retrouvé (je vous l'assure, une foule de dingue !), ce fut une véritable redécouverte de ce groupe. Ils ont offert à un public rapidement conquis une véritable fête. Bougeant allègrement entre un reggae décontracté du gl..., un jazz qui balance sa r..., du dub qui transforme la caboche en hochet pour gosse surexcité et la chanson française comme j'aime. Je suis sortie de cette première partie avec un feu d'artifice dans le creux du bide... Peut-être même un goût de trop peu, tant la gourmandise était réalisée de mains de maître. Leur sourire, leur joie de vivre, leur énergie... J'ai eu devant moi des zikos simplement heureux de partager, ils ont donner de la joie... Y a pas grand monde de nos jours prêts à se faire vendeur de bonheur, c'est moi qui vous le dis ! (On trouve d'ailleurs ce sirop pour la joie sous forme de disque, pas d'hésitation, procurez-le vous ! C'est pas encore remboursé par la Sécu, mais ça devrait !)


Des distributeurs de sourires, c'est un peu ce que s'engage à être Velours Asso, tout du moins c'est ce à quoi j'ai pensé quand, le 13 juillet dernier, j'ai pu découvrir This is not Hollywood sur scène lors d'un concert gratuit à Reims. Connaissant un peu les membres de Velours, je m'étais déjà intéressé à ce groupe via leur myspace (merci la vie numérique !), j'avais apprécié le rock brut de décoffrage, à l'ancienne, que proposent les quatre garçons en pleine tornade ! Mais, comme pour tous les artistes de qualités, ce groupe se révèle réellement sur une scène ! Avec une présence et une puissance musicale qui m'ont fait penser autant à la Mano Negra qu'à The Stooges, avec deux têtes d'affiche charismatiques, Anthony et Julien, soutenu par la ligne rythmique entraînante et punchy de Simon et Odilon, c'est un gros coup de boule vintage et classe que je me suis pris. Les quatre gars ont un charme dingue et une force scénique et musicale épatante. Il suffisait de regarder les têtes battre le rythme autour de moi pour le constater. Ça grogne au ventre, ça donne envie d'une bonne bière qu'on renversera sans doute à moitié, ça donne envie de faire partager aux potes. That's rock' n roll, Bab' !
D'ailleurs, pour profiter de cette découverte, pointez-vous, fin août, pour la nouvelle édition du Cabaret Vert à Charleville-Mézières (08), ils sont programmés au milieu d'autres bombes... Ça va envoyer du steak 100% pur bœuf !


Tout ces moments, on les doit, comme je le disais, à l'Association Velours. Ses membres sont tout bonnement bosseurs, sympa, d'une motivation sans faille... Ils semblent croire en leurs groupes (à raison, quand on prend conscience que Meltin' et This is not Hollywood sont des projets plus que prometteurs). Et il suffit d'en croiser un pour y croire aussi. L'enthousiasme semble guider leurs pas et quand on voit la gueule du chemin, rares sont ceux qui refuseraient une promenade ! Perso, je viens d'enfilé une bonne paire de basket, prêt à un trekking musical... C'est quand ils veulent !

dimanche 26 juin 2011

Les Pieds dans l'Olvig - Psykoparis, la giclée de sang qui rafraîchit !

Eh, ben voilà ! Ca m'avait manquer, une BD fofolle qui a l'air d'en avoir dans le cigare autant que dans le pantalon ! Et bien avec ce premier tome de Psykoparis (titre un peu naze, quand on découvre la qualité du machin), signé de Tristan Roulot au scénar et Corentin Martinage au coup de crayon, on a droit à un vrai ouvrage qui promet du steak !

Dans un Paris parallèle (ou futuriste, on ne sait pas et, faut bien le dire, on s'en fout), le monde se la joue relax n'ayant plus d'appareils motorisés à chaque coin de rue et se dépatouillant tant bien que mal son arme blanche perso... Alors que Maman, la marraine de tous les malfrats possibles et imaginables, se voit cambriolée et privée de la liste des dettes que la Criminalité entière lui doit. Les auteurs de ce forfait ? Cid et Nathan, deux ados traînant dans les rues de Paname, à la recherche de connerie à faire...
L'histoire à l'air un peu idiote et rebattue mais en faite le traitement renverse cette impression. On se balade entre les narrateurs de façon très habile, l'histoire va à son rythme et pourtant va un train d'enfer... Le dessin est nickel chrome, entre BD franco-belge et comic book hyper lèchouille. Des caractères à peine abordés et pourtant suffisamment approfondis et substantiels pour qu'on accroche ! Des couleurs énergiques (by Le Moal et Poupart) qui tiennent en éveille et donnent une sacrée dynamique. Y a de l'action, de l'humour !
Pour une fois, je dis chapeau ! Je ne suis pas un fan des éditions Soleil qui usent et abusent souvent d'un même genre de BD commerciale, mais là, donnez m'en autant que vous le voudrez...
13,50€ bien utilisés...
Fortement conseillé, les gens !!!

samedi 25 juin 2011

Un slam de mai pour la fin juin...

Le Soleil s'éveille à nouveau, L'Olvig sort la tête de sa coquille théâtrale et revoilà le bonheur d'être bloggeur...
En attendant que j'ai de quoi vous mettre des trucs sous la dents, voici un slam fait en mai dernier lors du dernier tournoi organisé par Slam Tribu au café le Sans Souci à Reims. La vidéo est de mon pote Seb Gomes du blog (et bientôt du site) Les Music'ovores...
Enjoy !


Et voilà le texte : 

PAPA

...

Bah ! Moi, j' m'en fiche parce que mon papa c'est l'plus fort !
Et puis t'façon vous pourrez dire ce que vous voudrez
Qu'le vôtre est plus ceci-cela, rien à faire et
Toute manière, quoi qu'vous causiez, j'suis pas d'accord !

Mon père c'est rien que l'meilleur parce qu'il est costaud,
Il a des gros bras poilus et tout dorés et
Ses grosses mains super musclées peuvent plier d' l'acier
Et même que c'que vous dites, j'm'en tape, moi, je l' trouve beau !

A cause qu'il a une moustache et des yeux gris bleu
Et un gros ventre tout blanc qui dépasse d'sous l'maillot.
Mon père, il s'en fout d'pas faire james bond ou zorro,
Qu'on soit en bonne santé, c'est ça qui l'rend heureux !

Et puis mon père il est super intelligent et pas qu'dans sa tête
Avec ses mains il construit des meubles, des légumes et du pâté !
Mon Papa, c'est mon héros, plus qu'Astérix ou Mickey !
Mon Père, je l'aime, et tant pis si ça vous embête !


Ben, perso, mon daron, c'est pas un warrior
Sérieux, avec le vôtre, j'suis sûr que vous y gagnez
Parce que franchement j'ai beau y regarder de prêt
Le vieux, c'est pas l'genre a t'faire perdre le nord !

Sincèrement avec sa p'tite moustache à la ritale
Et ses bras grassouilles bronzés jusqu'aux épaules...
J'te jure, c'te honte quand il me dépose devant l'école !
Oh ! Puis c't'haleine matinale à la Pedigree Paal !

Puis à quoi ça rime ce bide qui déborde de son froc
Et ces T-shirts à moitié crades et toujours rapiécés !
Niveau style, le Daron, peux pas dire qu'y ait d'quoi l'admirer,
Fait chier, t'façon, son éducation c'est du toc !

Quand tu l'vois bosser comme un con dans un truc qu'il aime pas
Sous prétexte qu'il faut bien payer les factures et nourrir la famille
J'me dis qu'il a jamais eu de rêve, ce mec là...
Et après on s'étonne quand j'dis que ma vie, peux pas dire qu'elle brille.


Et bien, comment dire... Mon père, c'est le plus mort...
Sûr que le père des autres peut l'être lui aussi
Mais c'est le mien qui ne traîne plus ses guêtres par ici
Le mien qui m'laisse des cicatrices au dedans comme au dehors !

J'arrive à l'âge où s'améliore le système pileux de la famille
Qui, avant la trentaine, est ce qu'il appelait de la barbe de jardinier
Du dimanche car on peut y chier entre les allées.
Blague un peu grossière qui a le don de m'accrocher un sourire, un oeil en vrille.

Chaque année qui passe et qui me sépare de lui
Je le vois ressurgir sur moi, mon caractère et mon physique.
Ca passe par trois fois rien, des accents, des gestes, des mimiques,
Ou par des plaisanteries un peu merdiques qui naissent pas de la dernière pluie.

Mon père c'est le plus mort parce que c'est le plus présent,
Le seul mec à qui j'aurai pu dire «je t'aime» sans l'avoir fait,
Le modèle d'une vie qui m'a montré le chemin qu'il me reste à tracer :
Mes rêves, je vais les réaliser pour que sa vie ne se réduise pas à du vent.


mardi 12 avril 2011

Les Pieds dans l'Olvig 18 - Razzia sur les nounours !

Eh ! Oui ! Mesdames et Messieurs, celui qu'on croyait réservé à l'enfance, celui qui recueille les larmes des jeunes filles éplorées, celui dont la rondeur ne permettait d'envisager qu'une gentillesse et une bonhommie latente est en fait bien plus adulte qu'il n'y paraît, voire même un gros dégoûtant un peu pervers... Pourquoi est-ce que j'avance une telle vision du compagnon ancestral de la vie de chacun ? Parce que je viens de lire deux BD qui tente de pulvériser les codes du Nounours à bébé roudoudou gnagna !!! Merci à mon Bédérama (la librairie rémoise spécialisée dans le 9ème art, la meilleure !) de nous dégoter des trucs et d'autres machins de cette trempe !

Etrangement, les deux livres en question sont issus d'auteurs méditerranéens, allez savoir pourquoi.

Le premier, c'est Le Salon de thé de l'Ours malais, de David Rubin, auteur espagnol, originaire de Galice. L'Ours Malais... fait parti de ce qu'on appelle les romans graphiques mais ce n'est pas vraiment un roman, c'est davantage un recueil d'histoires courtes, en noir et blanc, au dessin stylisé et énergique, à la force narrative entre poésie grave et morceaux de vie. Dans un monde habité par des animaux, des hommes et des super héros, on assiste aux récits de tranches d'existence qui se déroule autour de ce salon de thé qui s'approche beaucoup, comme il est d'usage dans tout bon troquet qui se respecte, d'un cabinet de psychologie du zinc... Ce café est tenu d'une main de velours par un ours vieillissant commerçant à souhait, souriant et consciencieux ! On y croise un Superman et un Batman d'une autre dimension aux existence rongée par un destin terre à terre, une gorgone en mal d'amour, un hippopotame agriculteur en dépression... J'en passe et des meilleurs... Un sacré bestiaire que voilà, M'sieurs Dames ! D'office, cela semble enfantin mais la maturité du trait comme celle des sujets abordés sur une tonalité plutôt sombre, un rien torturé mais toujours illuminé timidement d'un peu d'humour bien senti. Un ursidé philosophe et espièglement sage ! Une drôle de combinaison mais qui fait son petit effet !

Le second, c'est Pandamonia, signé des mains italiennes de Ecuba, Lauria et Cucca. Il s'agit du premier tome intitulé Chaos Bestial. Et en tant que premier tome, il en rempli toutes les convention : présentation d'une situation initiale, des personnage principaux, des enjeux de l'histoire et une ouverture qui laisse présager au moins un triptyque si ce n'est plus. et pour le coup, l'histoire tourne autour d'un panda, comme le titre le laisse penser ! Mais un panda femelle extrêmement sexy. Cette femme panda évolue à Berlin, au 24ème siècle. Avec le temps l'homme ayant perdu sa libido, la survie de l'espèce humaine résiste avec grande fragilité grâce à la science de la mutation entre les espèces. La Terre est donc peuplée d'humains et d'hybrides mais l'homme n'est malgré tout pas sauvé pour autant ! L'humanité des hybrides tant à disparaître envers et contre tout ! La solution réside peut-être en la personne de cette jeune fille panda qui bosse comme serveuse dans un lupanar ! De la SF, du sexe, du sang : en v'là une promesse qu'elle est bonne, pas vrai ?! Le dessin est super classe, quelque part entre Sky Doll et Blacksad. L'écriture est prometteuse. Reste à voir si la suite va valoir le coup. Perso, je m'attend à un croisement entre du Luc Besson en émerveillement et du Tarantino punchy sexy couillu un rien vulgos' ! En tout cas, cela aura eu le bénéfice de nous apporté une vision libidinale de l'ours et ça fallait le faire !

A croire qu'alors que l'ours peine à conserver sa place dans l'existence, les artistes ont décidé d'en faire un symbole de force et de liberté... Pff ! Ca y est, je suis atteint de psydecontoirite aiguë ! Il est donc tant que je vous laisse sur ces bons mots !

Bonnes lectures !

samedi 2 avril 2011

Les Pieds dans l'Olvig 17 - Sucker Punch et autres tempêtes dans un verre d'eau classouille !

Et ben dites donc ! Que de silence de ma part ! Et que de temps perdu à me plaindre tout seul dans mon coin : « Mais bon sang de nom de nom ! Quand c'est qu'c'est que j'vais me mettre à un nouvel article, Nom de Zeus, comme dirait Doc Brown ! »
Ben ouais mais y a des fois où faut prendre du temps pour découvrir les choses, pour les aimer, pour respirer, tout bêtement !
Et côté respiration, voilà trois-quatre jours que je me prends des petites rafales un brin frisquettes mais tellement jouissives que bon ! Du coup, je me sors les doigts du... cahier de notes (bande de scatologues, franchement !) et je cause de mes coups de cœur du moment.

D'abord, une grosse bourrasque bien médiatisée, bien budgétée, un bon vieux blockbuster qui se trouve être super bien foutue et un vrai régal : Sucker Punch de Mister Zack « 300 » « Watchmen » Snyder ! Alors j'en entend certain hurler à la trahison : « Quoi, Olvig, cet amateur de film d'auteur intello et arty qui fait de la lèche à un gros bonnet du film d'action amerloque ! Quel scandale !... » J'en passe des vertes et des quasi-gâtées ! Mais le fait est que je me rend compte qu'on a tendance à dénigrer, à tord, le Snyder ! Dans certains cercle ayatollah de la culture populo, les films du bonhomme sont considérer comme trop flashy bling bling pour être honnête ! Avec son quatrième film, Sucker Punch, le réal persiste et signe : ce type veut raconter des histoires de telle façon que le spectateur en ai pour son pognon ! Sucker Punch ça parle de belle gonzesse qui se bastonne, de monde fantasques, le sexe et de violence mêlée mais tout cela n'est pas vain. C'est du beau, du pas chiant, du loin d'être con. C'est une certaine vision du féminisme, un certain point de vue sur ce qu'est la liberté. Certain diront que c'est de la philosophie de comptoir, du conte pour adolescent pubert ! Et ben je m'en fous ! Moi ce film, je l'ai kiffé. Ça m'a écarquillé les mirettes et aéré la tête. Pour couronner le tout, la zik est bien branlé et s'accorde super bien avec l'univers. J'en demandais pas plus et pourtant j'en ai eu un peu davantage avec une vraie vision d'auteur où le moindre plan semble réfléchi ! Pour le coup, les détracteurs de Zack Snider, je leur dis un gros « M... ! » et je vous conseille d'aller prendre votre panard en salle ! 10,20€ bien dépensés ! Na !

Ensuite, je me suis laissé porté par une brise bien connue sur mon petit bonhomme de chemin, un livre ! Ce n'est pas un bouquin sorti ces derniers jours mais je l'avais acheté il y a quelques semaines et je ne l'ai lu que là, sur le tard. Le Trop Grand Vide d'Alphonse Tabouret, signé Sibylline, Capucine et Jérôme d'Aviau, chez Étincelle. Sous ses airs de livre illustré pour enfant autour d'un voyage initiatique d'un drôle de p'tit truc, Alphonse Tabouret donc, où celui-ci découvre le monde et la vie, ce bouquin est un vraie fable philosophique au ton moderne et léger portée par un dessin simple et original, une esthétique surprenante et touchante. Le genre de bouquin que vous ne pourrez pas vous empêcher de relire et de vous le refiler de parent à enfant, d'ami à poto. Plus fort et vrai qu'un Petit Prince ou qu'un Jonathan Livingston le goeland ! Du sourire en barre, que c'est c'te tiot machin !

Et puis aujourd'hui, en balade chez mon disquaire de gros, coup de zéphyr ! Un vent sec et chaud au coin de la nuque. Dans les allées, on diffusait un album que j'écoute en boucle depuis. No Witch de The Cave Singers chez Jagjaguwar. Ce groupe américain de Seattle existe depuis 2007 mais je ne l'ai découvert que cet aprèm ! Honte à moi mais mieux vaut tard...! Il s'agit d'un folk rock énergique du genre de celui qui nous fait passer des centaines de kilomètres de bitume comme un rien. Ça raccroche un peu aux entournures, ça éraille, ça fait tanguer la tronche et bredouiller du yaourt ! A écouter à fond sans modération !

Après toute cette ventilation, va falloir que je reste un peu au chaud histoire d'éviter la bronchite mais jamais maladie ne me paraîtrai plus enthousiasmante !