vendredi 9 avril 2010

Les pieds dans l'Olvig 03 - J'ai décidé de vous faire économiser 10€, aujourd'hui !

Premier petit coup de mou, ou petit coup de gueule, c'est selon !
Bien décidé à me faire une "soirée entre couilles" (comprenez une soirée entre potes adeptes de la démangeaison testiculaire), je suis allé voir Le Choc des titans, de Louis Leterrier. Alors le bonhomme, pour cerner vite fait, c'est celui qui nous a fait nous éclater (moyennement) avec les deux premiers volets du Transporteur avec le plutôt cool Jason Statham. Pour résumer, c'est un type qui fait du cinéma parfois jubilatoire, certainement pour satisfaire ses besoins de fan de films d'action mais pas toujours pour satisfaire les nôtres. Il manipule sa recette comme n'importe quel mec qui a prit ses marques dans un style ou, si vous préférez, c'est le Marc Lévy du film d'action. En général, on marche quand même... Ben, là, non ! Faut avouer que je ne m'attendais pas à truc génial mais tout de même !
L'histoire tient en quelques lignes assez connues, tel un petit sentier de camping qu'on prend tous les ans : Le gentil, Persée, qui a vu mourir sa famille d'adoption par le Cro Méchant Dieu des Enfers et de la guerre, Hadès, veut se venger ! Ca tombe bien, un peuple entier veut la mort du même Dieu, parce que la croyance aux Dieux antiques ça va bien cinq minutes mais au bout d'un moment, ça soule ! Le gentil va donc monter une armée avec les gugusses qu'on lui impose, va buter du CroCro moche monstre dans tous les coins, va découvrir que son vrai daron, c'est le boss des boss, Zeus... et puis on fini tant que possible sur une fin ouverte, histoire de faire un numéro 2 si le premier marche un peu (si on a fait un peu de tune)...
D'habitude, on s'en accommode, très franchement. J'ai pris mon panard avec des trucs dans le même genre (voyez Transformers, Terminator, Fast and Furious, des machins-choses pour prix nobels, quoi !) et je n'en rougirais pas... Mais là, ça sent le renfermé, le décongelé au micro-onde !
Les effets spéciaux paraissent faiblards (la faute à Avatar qui nous a foutu en l'air nos habitudes ! N'importe quel scorpion géant nous blase avant même qu'il pointe son dard !), les personnages vus, revus et re-revus jusqu'à la nausée (messieurs les réalisateurs, trouvez nous de nouvelles têtes qui savent jouer la comédie, Nom de Zeus !), le suspens n'en ai pas à cause de la musique qui nous fait tout prévoir à l'avance, la lumière est tout bonnement dégueulasse, les comédiens donnent leur minimum syndical... Bof ! Le souci du film de Leterrier, c'est d'avoir cinq ans de retard, à bien y réfléchir ! Et puis peut-être aussi de s'être pris un peu trop au sérieux, malgré les quelques notes d'humour facile.
Est-ce que quelque chose m'a réjoui, néanmoins ? (Oui, je me pause la question parce que, bon ! 10€, c'est cher quand même !) Ben, pour une fois, j'ai vu des chevaux ailés pas repoussant, plutôt bien fichus. Le réalisateur malheureux a eu un sacré coup de bol en embauchant un Sam Worthington maintenant célèbre et assez convainquant en restant dans une sobriété de rigueur. Sinon, rien... J'ai un peu perdu mon temps et mon fric...
Pas grave, les films très moyens sont utiles, malgré tout : Ils remettent à niveau nos barèmes d'appréciation !

lundi 5 avril 2010

Les pieds dans l'Olvig 02 - Deux "Happy Movies" en DVD

Vous êtes dans le mood peut-être, un peu comme moi... parce que le printemps arrive à petit pas, qu'il est au pas de vot' porte mais que cet imbécile met un bon bout de temps à s'astiquer les semelles sur le paillasson... Parce que vous voyez le temps passer et que vous avez l'impression d'être sur le trottoir d'à côté, à vot' rythme qu'est pas le même que tout l'monde... Parce que des souvenirs d'enfance ont ressurgi par l'intermédiaire de photos surannées pleines de cette agréable nostalgie au goût de caramel au beurre salé... Pour tenter de ne pas se sentir trop décalé ou plutôt pour sentir que le reste du monde est aussi décalé que vous, je me permets deux petits conseils DVD. C'est sorti il y a peu de temps, c'est américain, c'est pas plus cher que d'autres petites merdouilles d'intérêt plus que temporaire et franchement, vous y retournerez avec délice dés que possible.
Important à savoir, je ne parle que des films parce que pour être franc, je les ai pas encore achetés mais j'en ai bien l'intention.

Tout d'abord, plongez dans (500) jours ensemble(ou (500) days of Summer, perso j'ai une préférence pour ce titre original, plus poétique), premier long métrage de Marc Webb. Là, celui-ci, je l'avoue, j'ai triché, je l'ai vu en streaming, mais bon !
Pendant une heure et demi, on est porté par le récit des 500 jours où Tom, auteur pour carte de voeux, pas encore la trentaine, a pensé à Summer, LA fille avec les yeux, le sourire, tout le bardas... Loin d'être un machin filmique complètement cul-cul la praloche, Webb nous montre vraiment comment on tombe amoureux, comment on devient dépendant de quelqu'un, comment ce quelqu'un commence à nous faire mal et puis comment on s'en défait aussi. Il dirige des comédiens quasi inconnus avec une virtuosité magique ; il se crée une identité visuelle entre Jeunet, Jonze et Gondry ; il raconte une histoire avec l'habileté qu'à cette nouvelle génération d'auteur américain, décomplexée et inventive. Webb est un réalisateur qui s'impose, l'air de rien, sans s'en excuser. Tout comme Joseph Gordon-Levitt, type même de l'acteur dont on se souviendra longtemps de la tronche mais pas du nom, et Zooey Deschanel, qu'on aura repéré dans les drôlatiques H2G2 et Yesman, le fascinant Assassinat de Jessie James... ou encore le décevant Phénomènes. Ces comédiens sont d'une fraîcheur et d'une justesse déconcertantes.

Si vous vous en sentez l'envie, petit Earl Grey bergamote, biscuit au pétites de chocolat, arômatisés cannelle ou vanille, et on enchaîne d'office avec Away we go, de Sam Mendes.

L'auteur de American Beauty, Jarhead ou encore Les Sentiers de la Perdition s'est cette fois lancé dans une petite histoire intimiste d'une drôlerie inattendue.
Burt et Verona, trentenaires sans grande fortune, forment un couple peu banal de futur jeunes parents. Elle est noire, il est blanc, ils n'ont pas une tune, des jobs aux quels ils ne tiennent pas particulièrement... et se retrouvent délaissés par les futur grands parents, les parents de Burt, qui ont décidé de vivre en Europe quelques temps... Sans réelles attaches, le jeune couple décide de se trouver une terre promise auprès des quelques autres personnes qui puissent leur être chères. Voilà comment le spectateur se retrouve propulsé comme compagnon de route de ces gens formidablement normaux ainsi que comme témoin de leurs réflexions telles que comment fait-on pour être un bon parent, qu'est-ce que c'est un lieu idéal pour élever son enfant, c'est quoi, exactement, être adulte de nos jours... Bon sang de bois, comme ça peut être cool de ne pas se sentir seul !
En choisissant la sobriété esthétique au service d'un scénario éblouissant d'humour, Mendes confirme, si cela était utile, qu'il est l'un des cinéastes les plus doués de sa génération. Narration linéaire mais efficace, lumière réaliste mais néanmoins poétique, un bande musicale folk qui colle à l'image comme un gant soutenue par une voix posée et onirique, rien a jeter dans ce petit film. Surtout pas son point fort : son casting. Lui, John Krasinski, doté d'un talent comique qui fera date ; Elle, Maya Rudolph, un monolithe d'équilibre entre force et fragilité ; et ce panel de second rôle extra genre Jeff Daniels, Maggie Gyllenhaal, Allsion Janney ou Melanie Lynskey... DU MIEL !

En ces temps de crise économique, ces deux DVD ne sont pas pour le plaisir, c'est un investissement pour vos soirées de moral en dessous du niveau de la mer.

Puis pour ceux qui ont encore deux-trois deniers dans le porte-feuille après tout ça, the little cherry on the cake, je vous conseille la lecture de Kylooe, un manga (en un seul tome pour le moment mais j'espère qu'il y en aura d'autre) de la chinoise Little Thunder, publié chez KANA. Entre Mon Voisin Totoro et Paprika, l'histoire de l'adolescente Lanyue, lasse d'être rejetée de tous, se laisse à sa rêverie, guidée par Kylooe, un gros monstre à la fourrure blanche et au long nez. Ca m'a laissé dans une torpeur d'enfance pas désagréable que je souhaite à chacun.

Voilà mes petits conseils du jour pour de bon(ne)s après-midi camomille ou de longues soirées Margarita-Bordeaux !

mardi 30 mars 2010

Les pieds dans l'Olvig 01 - Critique du film "Le Temps de la kermesse est terminé" de Frédéric Chignac

Tout d'abord, petite introduction : de temps à autres, je vais me targuer d'un sens critique personnel... J'ai envie d'appeler ça Les Pieds dans l'Olvig, ça sera ou des coups de gueule ou des coups de coeur sur des livres, des albums musicaux, des spectacles, des films, des restos... Toutes sortes de trucs.

Pour cette première chronique, je me lance sur le film de Frédéric Chignac, Le Temps de la kermesse est terminé, une sorte de conte philosophique réaliste.

Au fin fond de l'Afrique noire, Alex, un blanc, est coincé dans un petit village. Le blanc est en panne de voiture. Le blanc est en panne de repère. Le blanc voit venir la panne de coeur. Attendant désespérément le coup de bol comme d'autre pourrait attendre Godot, Alex, armé de son fric et de son caractère post-colonialiste se voit devenir un cas politique, une carte chance pour la France, une opportunité d'expansion.

On est entre Céline, Beckett et Bukowski, dans ce film. Un humour noir d'une fraîcheur enthousiasmante. Sans haine ni racisme, le réalisateur crée un univers quasiment théâtral pas dénué de charme. Une mise en scène très soft, naturaliste, sans effusion. Un photo plutôt pas dégueu... Techniquement, R.A.S. Coté acteurs, on est agréablement surpris. Stéphane Guillon jouant le rôle principal, fait une vraie bonne démonstration de son jeu d'acteur tout en sobriété héroïque, Aïssa Maïga impeccable (comme toujours) dans le ni trop ni trop peu, en jeune autochtone désireuse de découvrir l'Europe... Le reste de la distribution est dans le même ton, ce qui est très agréable. Mention spéciale à Eriq Ebouanney, le lieutenant Bado, militaire un brin zélé. Ce comédien est un monolithe, un caractère impérial doué d'une finesse de jeu hallucinante. Ce type fait preuve d'un talent et d'une présence incroyables !
Un petit film dont on ne sort pas totalement indemne... Mais pour ceux qui ne supporte pas les films sans explosions tous les quart d'heure, passez votre chemin. Pour ceux en revanche qui apprécient les moments de détentes qui font un peu travailler la caboche tout de même, un seul mot : FONCEZ !

dimanche 28 mars 2010

L'Olvig en plein travail !

Histoire de présenter un peu mon travail en progression, voici quelques minutes de lecture de la pièce que j'ai écrite et que je travaille (en tout cas, au niveau de l'apprentissage du texte, bientôt les répétitions en scène)...
Le "pitch" : un jeune mec voit sa vie, par le biais de ses commodités, envahie par Michel Petrucciani... Entre schizophrénie et délire métaphysique, ce dialogue entre un jeune homme et le jazz d'un artiste se veut drôlement sombre, plein de rire jaune... Je m'y essaie, tout du moins.

tilidom.com

Vous pouvez également lire la pièce en la téléchargeant gratuitement (les droits sont protégés, donc pas de souci !) en cliquant là : La Faute à Michel - texte.pdf

Bonne écoute et/ou bonne lecture !

jeudi 3 décembre 2009

L'Olvig dans une pièce des "Feux faut les...?"

Les Feux, faut les...? est une troupe rémoise dans laquelle j'agis activement. Depuis 2008, nous travaillons et tournons La Comédie du langage de Jean Tardieu, une pièce à sketchs complètement farfelue. Ici, entouré de mes acolytes Le Herbouin, jouant le juge, et Avé Quinté, jouant Madame Poutre, nous interprétons De quoi s'agit-il ? sous la direction de Môssieur Benny Kravate. J'ai le plaisir d'y interprété un Monsieur Poutre très particulier... Bon visionnage !

lundi 30 novembre 2009

L'Imbécile en costume, une histoire à écouter


ou cette version, si la première ne marche pas...



Voici un nouveau texte audio, cette fois-ci lu par mes soins.
En ce qui concerne les crédits musicaux, vous pourrez reconnaître Kiss the bride de Christophe Willem, un cover de Clint Eastwood de Gorillaz par NAOSOL & THE WAXX BLEND ainsi qu'un autre cover, d'Elvis Presley celui-ci, A Little less conversation (là je n'ai pas trouvé le nom de celui qui en fait la reprise, d'avance pardon) !

Bonne écoute !

mardi 6 octobre 2009